LMNP ou location nue : comment choisir ?

Vous souhaitez investir dans l’immobilier locatif mais hésitez entre location meublée et location nue ? Ce choix ne dépend pas uniquement du montant du loyer. Fiscalité, durée du bail, gestion du logement, travaux ou encore profil des locataires… Ces deux solutions répondent en réalité à des logiques différentes. La location meublée peut notamment permettre de bénéficier du statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP), tandis que la location nue relève du régime des revenus fonciers. Alors, LMNP ou location nue : quelle solution choisir pour son investissement locatif ?

LMNP ou location nue : quelle est la différence ?

La différence la plus visible est simple.

  • En location nue, le propriétaire met à disposition un logement sans fournir l’ensemble du mobilier nécessaire à la vie quotidienne du locataire.
  • En location meublée, le logement doit au contraire comporter les meubles et équipements indispensables permettant au locataire de s’y installer et d’y vivre normalement.

Mais la différence ne s’arrête pas au mobilier. La qualification du logement entraîne également des différences en matière de :

  • Bail
  • Fiscalité
  • Dépôt de garantie
  • Gestion
  • Durée d’occupation
  • Potentiellement de rentabilité

C’est donc un véritable choix de mode d’exploitation du bien immobilier.

Location nue : comment sont imposés les loyers ?

Les loyers provenant d’un logement loué vide sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers.

Deux grands régimes sont possibles :

  • Micro-foncier
  • Régime réel

Le micro-foncier

Le micro-foncier peut notamment s’appliquer lorsque le montant brut des revenus fonciers du foyer fiscal ne dépasse pas 15 000 euros, sous réserve de respecter les autres conditions du régime. Le propriétaire bénéficie alors d’un abattement forfaitaire de 30 %. Autrement dit, il est imposé sur 70 % des revenus fonciers déclarés.

Prenons un exemple :

  • Vous percevez 10 000 euros de loyers relevant du micro-foncier
  • L’abattement est de : 10 000 × 30 % = 3 000 euros
  • Votre revenu foncier imposable est donc de : 10 000 – 3 000 = 7 000 euros
  • Attention : L’abattement vous interdit de déduire vos charges réelles (ce qui n’est possible que dans le régime réel)

Le régime réel en location nue

Au régime réel, le propriétaire peut déduire certaines dépenses de ses revenus fonciers lorsqu’elles remplissent les conditions fiscales requises. Il peut notamment s’agir, selon les situations, de :

  • Certains travaux
  • Intérêts d’emprunt
  • Frais de gestion
  • Primes d’assurance
  • Certaines charges de copropriété
  • Taxe foncière, à l’exception notamment de sa part récupérable auprès du locataire

Le résultat correspond donc davantage à la situation réelle du logement. Cette possibilité peut rendre le réel particulièrement intéressant lorsque le propriétaire supporte des dépenses importantes.

LMNP : une fiscalité dans la catégorie des BIC

La logique change complètement lorsque qu’on loue un logement meublé. En effet, les revenus provenant d’une location meublée ne constituent pas des revenus fonciers. Ils relèvent des bénéfices industriels et commerciaux, ou BIC. Si le propriétaire ne remplit pas les conditions permettant de le qualifier de loueur professionnel, il relève du LMNP.

Il peut alors relever, selon sa situation et (parfois) son choix :

  • le micro-BIC ;
  • ou le régime réel.

C’est l’une des principales différences fiscales entre LMNP et location nue.

Micro-BIC ou micro-foncier : quelle différence ?

La comparaison est particulièrement intéressante :

  • Pour une location nue au micro-foncier, l’abattement est de 30 %.
  • Dans le cadre d’une location meublée classique de longue durée relevant du micro-BIC, l’abattement est de 50 %.

Prenons deux logements générant chacun 12 000 euros de recettes annuelles.

En location nue au micro-foncier

Avec un abattement de 30 % : 12 000 – 3 600 = 8 400 euros imposables.

En location meublée au micro-BIC

Avec un abattement de 50 % : 12 000 – 6 000 = 6 000 euros imposables.

À recettes identiques, le micro-BIC peut donc conduire à une base taxable inférieure. Néanmoins, cette comparaison n’est que fiscale. En effet, elle ne tient pas compte des éléments suivants :

  • Coût du mobilier
  • Rotation des locataires
  • Niveau réel des loyers ou des charges

On le voit bien : choisir la location meublée uniquement parce que l’abattement est plus important est donc un raisonnement incomplet.

LMNP ou location nue au réel : quelle différence ?

La comparaison devient encore plus intéressante lorsque les deux activités relèvent du régime réel.

  • En location nue, les charges admises fiscalement peuvent être déductibles des revenus fonciers
  • En LMNP au réel, les charges liées à l’activité peuvent être déductibles, mais le propriétaire peut en plus bénéficier du mécanisme des amortissements dans les conditions prévues par la réglementation

C’est une différence importante.

L’amortissement constitue un avantage du LMNP

En comptabilité, l’amortissement permet de constater progressivement la consommation économique de certains actifs. En LMNP, le propriétaire peut notamment amortir, selon les règles applicables :

  • Certaines composantes du logement
  • Le mobilier
  • Différents équipements (électroménager…)

Le terrain, en revanche, n’est jamais amortissable.

Cette possibilité peut fortement réduire le résultat fiscal de l’activité sans correspondre à une sortie de trésorerie équivalente au cours de l’année. C’est la raison pour laquelle un LMNP au réel peut parfois générer une trésorerie positive tout en présentant un bénéfice fiscal faible. La location nue ne permet pas d’amortir de la même manière le logement détenu directement par un particulier.

Location nue : le déficit foncier peut être un avantage

La location nue possède cependant un atout fiscal qui lui est propre : le déficit foncier. En effet, lorsque les charges déductibles sont supérieures aux revenus fonciers, on constate un déficit. Sous certaines conditions, une partie de ce déficit peut s’imputer sur le revenu global du foyer. Cette mécanique peut notamment devenir intéressante lorsqu’un investisseur acquiert un bien nécessitant d’importants travaux déductibles.

Le raisonnement diffère en LMNP. Ainsi, les déficits provenant d’une activité de location meublée non professionnelle ne sont pas, en principe, imputables sur les salaires ou les autres revenus du foyer. Ils ne sont reportables que sur les bénéfices provenant de la même activité LMNP.

Ainsi, le LMNP peut présenter un avantage grâce aux amortissements, alors que la location nue peut présenter un intérêt grâce au déficit foncier. Le meilleur choix dépend donc fortement du projet.

LMNP ou location nue : quelle solution pour un logement avec travaux ?

Il faut distinguer la rénovation du bien de son mode futur d’exploitation.

Un investisseur achetant un logement ancien avec un programme important de travaux peut trouver un intérêt particulier au régime réel des revenus fonciers lorsqu’il loue le logement vide et que les dépenses concernées sont fiscalement déductibles.

Mais toutes les dépenses ne produisent pas un déficit foncier. Le traitement fiscal dépend notamment de leur nature. En LMNP au réel, certaines dépenses peuvent être enregistrées en charges tandis que d’autres s’immobilisent, puis s’amortissent.

Deux projets ayant exactement le même coût de rénovation peuvent donc produire des conséquences fiscales différentes selon la nature des travaux et le mode de location.

Quel type de location permet d’obtenir le loyer le plus élevé ?

Un logement meublé peut souvent rapporter un loyer supérieur à celui du même logement loué vide. Cette différence s’explique assez naturellement. En effet, le propriétaire fournit un logement immédiatement habitable avec le mobilier nécessaire. Toutefois, un loyer supérieur ne signifie pas automatiquement une rentabilité supérieure. Le propriétaire doit également acheter puis renouveler, de manière générale, tous les différents équipements nécessaires à la qualification de logement meublé :

  • Literie
  • Table et sièges
  • Équipements de cuisine (four/four à micro-ondes, réfrigérateur, plaques de cuisson…)
  • Luminaires
  • Rangements
  • Vaisselle

Le coût initial du mobilier est donc à intégrer au calcul de rentabilité. Il faut également, par conséquent, prévoir son remplacement au cours de la détention du bien.

La location meublée entraîne-t-elle davantage de gestion ?

Souvent, oui. Le profil des locataires n’est pas nécessairement le même. La location meublée attire notamment des :

  • Étudiants
  • Jeunes actifs
  • Salariés en mobilité
  • Personnes recherchant un logement temporaire

Ces profils peuvent entraîner une rotation plus importante. Or, à chaque changement de locataire, le propriétaire doit potentiellement :

  • Publier une nouvelle annonce
  • Organiser des visites
  • Sélectionner un dossier
  • Établir le bail
  • Effectuer un état des lieux
  • Contrôler le mobilier
  • Remettre en état ou remplacer certains équipements

Cette gestion se confier à une agence, mais cette externalisation a alors un coût à prendre en compte lors du calcul du rendement.

À l’inverse, la location nue peut, selon les marchés et les logements concernés, attirer des locataires qui souhaitent s’installer plus durablement. Pour un propriétaire recherchant avant tout la stabilité et une gestion limitée, ce critère peut peser lourd dans la décision.

Les baux sont-ils différents ?

Oui : La location vide et la location meublée ne fonctionnent pas selon exactement les mêmes règles.

Pour une résidence principale, un bail vide est généralement conclu pour une durée minimale plus longue qu’un bail meublé. La location meublée offre donc davantage de souplesse. Cette souplesse s’accompagne potentiellement en contrepartie d’une rotation plus importante. Ce point s’apprécie en fonction du projet :

  • Un investisseur qui souhaite récupérer plus facilement son logement à moyen terme peut trouver la flexibilité du meublé plus intéressante.
  • À l’inverse, celui qui recherche un occupant stable pendant plusieurs années peut privilégier la location nue.

LMNP ou location nue : le dépôt de garantie est-il différent ?

Le dépôt de garantie constitue également une différence pratique :

  • Dans le cadre d’un bail d’habitation classique, son montant maximal n’est pas identique selon que le logement est vide ou avec des meubles
  • La location meublée permet notamment au propriétaire de demander un dépôt de garantie plus important que pour une location nue

Cette différence s’explique notamment par la présence de mobilier et d’équipements appartenant au bailleur. Cela ne supprime évidemment pas le risque de dégradation. On peut en revanche considérer que cela offre une garantie complémentaire.

Quelle solution offre le plus de stabilité locative ?

En règle générale, la location nue favorise davantage la stabilité :

  • Les locataires recherchant une résidence durable cherchent généralement à meubler eux-mêmes leur logement et à rester plusieurs années.
  • La location meublée répond davantage à une demande de flexibilité.

Mais il ne faut pas transformer cette tendance en règle absolue. Un studio situé près d’une université, un T2 dans un quartier d’affaires ou une maison familiale en périphérie ne s’adressent pas au même public. La bonne question n’est donc pas seulement : « meublé ou vide ? » mais : « que recherchent les locataires susceptibles d’occuper ce logement ? »

Le marché local doit-il guider le choix ?

Oui, et peut être même avant la fiscalité. Prenons, par exemple, un appartement situé à proximité immédiate d’une grande université. La demande de logements meublés peut être particulièrement importante. Un étudiant venant s’installer pour une année universitaire ne souhaite pas nécessairement s’encombrer et acheter un lit, une table, un bureau et une cuisine équipée. La location meublée répond alors à une demande réelle.

Prenons maintenant une maison avec trois chambres située dans une commune résidentielle où la demande provient principalement de familles. La location nue peut être beaucoup plus cohérente. Transformer artificiellement cette maison en location meublée uniquement pour bénéficier du régime fiscal LMNP pourrait réduire le nombre de candidats potentiels. La fiscalité doit donc accompagner la demande locative, pas la remplacer.

Quels prélèvements sociaux pour le LMNP et la location nue ?

La différence entre les deux modes de location ne porte plus seulement sur la catégorie fiscale.

Pour les revenus soumis aux prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, l’administration fiscale indique, depuis 2026, un taux de 17,2 % pour la location nue et de 18,6 % pour les revenus de location meublée concernés.

Ces prélèvements portent sur le revenu net, soit :

  • Après l’abattement dans le cadre d’un régime micro
  • Après prise en compte des charges dans le cadre d’un régime réel

Ce changement renforce l’intérêt d’effectuer une comparaison globale plutôt que de se limiter à l’abattement du micro-BIC.

LMNP ou location nue : que se passe-t-il lors de la revente ?

La fiscalité de la revente doit également s’intégrer au raisonnement.

Pour un particulier en LMNP, la vente relève en principe du régime des plus-values immobilières des particuliers. Mais depuis 2025, les règles ont évolué concernant les logements exploités en LMNP au réel. En effet, dans les situations concernées, les amortissements fiscalement déduits comptent pour déterminer la plus-value imposable. Autrement dit, le fisc vous reprend plus tard ce qu’il vous avait laissé avant. Le principal avantage fiscal du réel pendant la période de location doit donc désormais intégrer la fiscalité future de la cession.

Cette problématique d’amortissement ne concerne pas la location nue, puisque le particulier n’amortit pas son logement dans le cadre classique des revenus fonciers. L’horizon de détention constitue donc lui aussi un critère de choix.

LMNP ou location nue : comparaison des deux solutions

Critère

LMNP

Location nue

Catégorie fiscale

BIC

Revenus fonciers

Régime simplifié

Micro-BIC

Micro-foncier

Abattement habituel en location longue durée

50 %

30 %

Régime réel

Oui

Oui

Amortissement du logement

Oui, sous conditions

Non dans le régime classique

Déficit imputable sur le revenu global

Non en principe en LMNP

Possible sous conditions

Mobilier obligatoire

Oui

Non

Coût d’équipement

Plus élevé

Plus faible

Gestion

Potentiellement plus importante

Généralement plus stable

Rotation des locataires

Potentiellement plus élevée

Souvent plus faible

Fiscalité à la revente

Attention aux amortissements déduits

Plus-value immobilière des particuliers

Profil type

Étudiants, actifs mobiles, besoins temporaires

Installation plus durable

 

Dans quels cas privilégier le LMNP ?

Le LMNP peut notamment présenter un intérêt lorsque :

  • le marché local présente une forte demande de logements meublés,
  • le logement se prête naturellement à ce type de location,
  • le propriétaire accepte une rotation potentiellement plus importante,
  • le supplément de loyer compense le coût du mobilier,
  • le micro-BIC est fiscalement intéressant,
  • ou les charges et amortissements rendent le régime réel pertinent.

Il peut par exemple être cohérent pour un studio étudiant, un petit appartement situé dans une métropole ou un logement destiné à des actifs en mobilité.

Dans quels cas privilégier la location nue ?

La location nue peut notamment être intéressante lorsque :

  • la demande locale provient essentiellement de locataires souhaitant s’installer durablement,
  • le propriétaire recherche une gestion relativement stable,
  • il ne souhaite pas financer et renouveler du mobilier,
  • le bien nécessite des travaux pouvant présenter un intérêt dans le cadre du régime réel des revenus fonciers,
  • ou le projet s’oriente davantage vers une clientèle familiale.

Elle peut ainsi être particulièrement cohérente pour une grande surface ou une maison destinée à constituer la résidence principale d’un ménage pendant plusieurs années.

Peut-on passer de la location nue au LMNP ?

Un logement précédemment loué vide peut se voir proposer ensuite en location meublée. À condition naturellement que le bail précédent ait pris fin et que le nouveau logement respecte l’ensemble des règles permettant de le qualifier de meublé. Mais ce changement ne consiste pas simplement à acheter quelques meubles. Il entraîne un changement de catégorie fiscale. En effet, les revenus jusque-là imposés dans la catégorie des revenus fonciers deviennent des BIC.

Les conséquences comptables et fiscales doivent donc s’étudier avant de modifier le mode d’exploitation du logement. L’opération peut notamment nécessiter une réflexion spécifique lorsqu’un déficit foncier antérieur existe ou lorsqu’on envisage un passage au régime réel LMNP.

LMNP ou location nue : comment choisir en pratique ?

Une méthode simple consiste à examiner le projet dans cet ordre.

1. Étudier la demande locative

Commencez par déterminer ce que recherchent les locataires dans le quartier. Si la demande concerne principalement des logements vides, inutile de forcer artificiellement le passage au meublé.

2. Comparer les loyers réalistes

Estimez le loyer réellement envisageable en location nue puis en location meublée. Ne retenez pas uniquement les annonces les plus élevées du marché.

3. Calculer tous les coûts

Pour le meublé, ajoutez notamment :

  • L’achat du mobilier
  • Son entretien
  • Son renouvellement
  • La gestion supplémentaire éventuelle

4. Comparer la fiscalité

Il faut ensuite simuler :

  • Micro-foncier et réel pour la location nue
  • Micro-BIC et réel pour le LMNP

Cette étape doit prendre en compte la situation fiscale réelle du propriétaire.

5. Intégrer les travaux et le financement

Un bien fortement financé à crédit ou nécessitant une rénovation importante peut produire des résultats fiscaux très différents d’un bien acheté comptant et immédiatement louable.

6. Réfléchir à la durée de détention

Enfin, il faut anticiper la sortie. Un investissement que l’on souhaite conserver vingt ans ne se raisonne pas exactement comme un logement destiné à être revendu rapidement.

En bref, faut-il choisir le LMNP ou la location nue ?

Il n’existe pas de gagnant systématique entre LMNP et location nue :

  • Le LMNP peut offrir une fiscalité particulièrement intéressante, notamment grâce au micro-BIC ou à l’amortissement au réel. Il peut également permettre d’obtenir un loyer plus élevé dans les secteurs où les logements meublés sont recherchés. Mais il implique davantage d’équipement, potentiellement davantage de gestion et une analyse particulière de la fiscalité à la revente.
  • La location nue est souvent plus simple à exploiter et peut favoriser une occupation plus longue du logement. Son régime réel possède en outre ses propres avantages, notamment lorsque des travaux génèrent un déficit foncier dans les conditions prévues par la réglementation.

Pour choisir entre les deux, la fiscalité ne devrait donc arriver qu’après une première question : quel type de location correspond réellement au logement et à son marché ?

Une fois cette réponse obtenue, il devient possible de comparer les loyers, les charges, le régime fiscal et la rentabilité nette de chaque solution. C’est généralement de cette comparaison globale que ressort le meilleur choix.

Jean-Eudes SANSON
Jean-Eudes SANSONhttps://www.jesf.fr
Fondateur d'Entreprendre-Maintenant.fr et de Droit-Compta-Gestion.fr (alias DCG.media), titulaire du DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité & de Gestion) et d'une certification de Développeur en Intelligence Artificielle (IA), intéressé par l'entrepreneuriat et le développement sous toutes ses formes.

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